▹ News : Le nouveau GPT arrive, en 3 versions.
▹ Zoom : Viktor, votre collègue IA sur Slack et Teams.
▹ Deep Dive : Contrer les limites de l'IA pour l'utiliser à pleine puissance (4 méthodes)
Bonjour à tous,
🇪🇺 L'UE a son projet d'IA souveraine. Et vous n'avez jamais entendu parler de l'entreprise en charge de ce projet pourtant hautement stratégique.
Bruxelles vient de confier le chantier IA le plus ambitieux du continent - 400 Mds de paramètres, 24 langues, et surtout l'accès à 2,5 % de la puissance de calcul de tous les supercalculateurs européens du réseau EuroHPC pendant un an - à Domyn, une start-up italienne inconnue au bataillon.
Quid de Mistral, seul acteur crédible du continent face aux mastodontes US et CN, et qu'il faudrait à tout prix supporter ? Écarté. 🤦🏻♂️
L'ambition était légitime. Le choix final, lui, inspire surtout une question : dans 18 mois, quand le modèle n'aura pas été livré dans les délais - ou livré au rabais - qui sera responsable ?
L'Europe a une longue tradition de financer des projets technologiques morts nés. Celui-ci s'annonce comme un digne successeur.
Sane de Upmynt 💜


🎬 GPT-5.6. La nouvelle gamme de modèles GPT-5.6 est "enfin" là, le tout décliné en 3 versions. OpenAI a été plus inspiré que d'habitude pour le naming.
- Sol, le modèle à raisonnement avancé de la gamme. OpenAI le présente comme son modèle le plus avancé, notamment en code et en cybersécurité. OpenAI le compare bien évidemment à Mythos (Anthropic).
- Terra, le modèle le plus versatile, adapté à la plupart des tâches. L'équivalent de Sonnet.
- Luna, un modèle rapide, agile, bon marché.
Le modèle est proposé en preview à des entreprises triées sur le volet, la version définitive étant pour l'instant réservée aux autorités américaines, soucieuses de tester la bête avant sa sortie publique. Une redite du psycho-drame Fable, en somme.
Bref, tout ceci a l'air bien sympa, mais n'est pas accessible pour nos pommes.

💹 Risqué. Sam Altman souhaiterait reporter l'entrée en bourse de OpenAI à l'an prochain, les conditions n'étant pas réunies pour une valorisation tapant le $1000 Mds.
Mon avis : c'est suicidaire, car c'est risqué l'éclatement de la bulle avant ça…
Prophétie auto-réalisatrice ? Suite à cette annonce, les marchés commencent à sérieusement douter.
✚ Et plus :
- Winamp (souvenez-vous !) attaque Nvidia en justice pour avoir utilisé 55000 chansons sans autorisation pour entrainer leurs modèles IA.
- OpenAI s'allie à Getty Images pour la recherche sur ChatGPT (ZDnet)

▹ Double envoi : mea culpa
Mercredi dernier, par erreur, vous avez reçu les deux versions de cette newsletter coup sur coup : la payante (UP333) puis la gratuite (UM333). Vous n'auriez pas du recevoir cette dernière.
Beaucoup n'ont (naturellement !) pas pu faire la différence entre les deux. Et n'ont consulté que la seconde, croyant alors avoir été rétrogradé en abonné gratuit.
Pour ceux qui auraient supprimé l'édition intégrale, sachez que vous pouvez la retrouver sur le site (assurez-vous d'être connecté) :

Bref, je tiens à vous présenter mes excuses pour ce double envoi.
Elle ne devrait pas se reproduire, mais si tel était le cas, sachez que c'est celle ayant pour objet "UP" (comme cette édition) qui est votre version intégrale habituelle.
▹ Lien favori
C'est Chatbase, l'outil IA pour déployer facilement un agent de support sur votre site, qui a suscité le plus d'intérêt la semaine dernière (180 clics).

Autre perf, l'étude sur l'usage professionnel de l'IA pour la création de contenu (53 clics - il n'est pas trop tard pour y répondre)

Viktor, votre collègue IA sur Slack et Teams
L'annonce de Claude sur Slack a mis en évidence l'intérêt d'une assistance IA au niveau de l'équipe, et plus seulement au niveau individuel.
Mais pour ceux qui ne sont pas "team Claude" ou qui n'opèrent pas sur Slack mais plutôt sur Teams, il existe une alternative : Viktor.
▹ Enfin un assistant vraiment collectif
C'est là que Viktor se distingue d'un assistant individuel classique. Il vit dans le workspace, pas dans votre coin.
N'importe qui mentionne @Viktor dans un canal, et il répond avec le contexte de toute l'équipe en tête, et du canal en question.

Il ne serait pas pertinent de connecter Viktor à un email perso, mais vous pouvez le connectez une boîte mail collective type contact@ ou support@, afin qu'il vous relaie les requêtes reçues là-bas.
Même logique pour les canaux support ou les outils maison. La veille, le suivi, les relances deviennent un bien commun de l'équipe.
▹ Opérationnel en quelques minutes
Pas besoin de ticket à l'IT. Vous ajoutez Viktor depuis l'app directory de Slack ou Teams, il débarque comme un nouveau collègue, lit les canaux où vous l'invitez, et se met à proposer des choses à prendre en charge.

Vous connectez vos outils, vous lui filez une première tâche. C'est tout.
Côté tarif, la vitrine affiche à partir de $50 /mois (plan Team, 20 000 crédits mensuels), avec $100 de crédits offerts pour tester sans carte bancaire.
Le modèle est à crédits. Une micro-équipe (4-5 personnes) tournera rapidement autour de 3000 crédits/jour, soit une facture réelle de 200 à 300€/mois.
L'arbitrage est le suivant : embaucheriez-vous un assistant polyvalent (code, SEO, marketing, suivi d'équipe) pour 300€/mois ?
▹ Des capacités vraiment agentiques
On est bien au-delà du chatbot qui répond. Viktor tourne sur sa propre machine cloud, où il peut agir à tout moment et exécuter du code.
Il va chercher des pages sur votre site, croise les données de vos outils connectés, et est capable de vous rendre un livrable fini. Exactement comme le ferait Claude Cowork, mais avec un accès collectif.
Il sait planifier des tâches récurrentes : un Weekly SEO Pulse tous les lundis, réclamé en langage naturel, sans passer par Zapier ou Make, ou sans que votre ordinateur doive être allumé (contrairement à OpenClaw ou Cowork, précisément).

▹ La question de la data
Soyons clairs sur le périmètre. Viktor lit les messages des canaux et conversations où il a été ajouté. Uniquement ceux-là. C'est nécessaire pour lui permettre de comprendre le contexte et aider à propos.
Vos échanges privés avec lui ne sont pas visibles du reste de l'équipe, et il est annoncé conforme avec la norme SOC 2.
Comme avec tout agent, les actions irréversibles demandent une validation, et vous pouvez restreindre ses accès canal par canal.
▹ Mon verdict
Viktor coche une vraie case que peu d'outils adressent : l'assistant IA collectif, et surtout disponible sur Teams.
Un bon signal, l'entreprise compte parmi ses business angels les cofondateurs de Slack. Ils ne s'y sont pas trompés.
✅ Pour une petite équipe Slack ou Teams qui veut déléguer de l'opérationnel sans monter une usine à gaz, ça vaut de mon point de vue clairement le test gratuit (sans CB !).

4 méthodes solides pour contrer les limites de l'IA et l'utiliser à pleine puissance
Quels risques pèsent encore sur votre usage de l'IA en 2026, et surtout, comme vous en prémunir ?
1️⃣ Contre-vérifier les affirmations de l'IA sur l'actu (avec un bon outil alternatif)
Le Digital News Report 2026 du Reuters Institute révèle que les chatbots IA progressent rapidement comme interface d'accès à l'information :
- 10% des internautes utilisent chaque semaine un chatbot IA pour s'informer (contre 7 % un an plus tôt).
- Chez les moins de 35ans, ce chiffre monte à 16%.
📊 En outre, 84% des Gen Z interrogés utilisent l'IA générative pour interpréter ou mieux comprendre les informations qu'ils lisent. (étude Google - Kantar, 2026)
⚠️ C'est un usage ultra risqué, car l'actualité est précisément le domaine dans lequel l'IA hallucine le plus.
La raison est simple : il s'agit de contenu récent sur lequel le modèle IA n'a pas été entrainé. Ses robots d'exploration la découvrent donc selon la requête de l'utilisateur et l'IA synthétise les sources trouvées, sans vrai recul.
Et le phénomène empire. Newsguard (organisme européen) a ainsi mis en évidence cette tendance critique :
- En août 2024, les 10 principaux assistants IA relayaient une fausse information dans 18% des réponses testées.
- En août 2025, ce taux est monté à 35%, soit quasiment le double.
2 solutions phares pour contrer cette limite :
- Éviter d'utiliser pour cet usage une IA qui ne donne pas ses sources, comme Gemini. Privilégier au contraire ChatGPT ou Perplexity, très carré là-dessus.
- Utiliser la nouvelle IA de NewsGuard. Il s'agit d'un chatbot qui source ses infos exclusivement auprès de médias vérifiés. Ses réponses incluent des citations et des liens vers des médias d’information.
Et du côté du modèle économique de NewsGuard AI, c'est carré aussi : l'association promet de partager la valeur créée à 50-50 avec les médias agrégés.

Je l'ai testé et ça m'a semblé suffisamment carré pour que je vous le conseille, en complément de votre assistant IA habituel.
🔐 La suite de ce sujet (3 risques de l'IA et les méthodes correspondantes) est réservée aux membres Upmynt Pro.
